En janvier 2025, à l’occasion des vingt ans de son existence, GRTgaz a changé d’identité pour devenir NaTran. Premier transporteur de gaz sur le territoire français, ce basculement de nom traduit un virage stratégique majeur, axé sur l’acheminement des molécules de la transition énergétique : le biométhane, l’hydrogène décarboné et le CO₂.
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Présentation de NaTran
Carte d’identité et fonctions essentielles
NaTran est l’entreprise responsable de la gestion du réseau de transport de gaz à haute pression en France. Détenue majoritairement par le groupe Engie, la société a établi son siège social à Bois-Colombes, dans le département des Hauts-de-Seine.
En sa qualité de gestionnaire de réseau de transport (GRT), NaTran est investi d’une mission de service public fondamentale : veiller à l’approvisionnement ininterrompu en gaz naturel dans tout l’Hexagone. En pratique, l’opérateur gère un maillage de conduites à haute pression (affichant un niveau de pression supérieur à 60 bars) qui transportent l’énergie depuis ses points d’injection – tels que les terminaux méthaniers maritime et les points d’interconnexion transfrontaliers – jusqu’aux réseaux de distribution locaux ainsi qu’aux grands sites industriels raccordés en direct.
Cette infrastructure globale représente la colonne vertébrale du système énergétique gazier français. Elle fait le lien entre l’ensemble des acteurs de la filière, des sites de production aux consommateurs finaux, en passant par les distributeurs de proximité.
Parallèlement à son activité d’exploitant, NaTran s’implique directement dans la décarbonation. La société déploie des infrastructures adaptées au transport des gaz renouvelables, de l’hydrogène et du dioxyde de carbone capté, faisant ainsi de ses réseaux des outils clés pour la transition écologique des entreprises et des collectivités.
Indicateurs clés et vision d’entreprise
Les chiffres clés illustrent l’ampleur de l’activité : NaTran supervise plus de 32 000 kilomètres de canalisations haute pression, couvrant 85 % du réseau de transport gazier national. La structure emploie plus de 3 300 personnes réparties sur tout le territoire. Sur l’exercice 2024, elle a acheminé un volume global de 588 TWh de gaz, dégageant un chiffre d’affaires de 2,09 milliards d’euros.
Cet outil industriel dispose par ailleurs d’une capacité d’injection de gaz renouvelables s’élevant à près de 14 TWh par an, matérialisant l’implication de NaTran dans la transformation du mix énergétique.
L’ambition de l’entreprise s’exprime dans sa raison d’être : « Ensemble, rendre possible un avenir énergétique sûr, abordable et neutre pour le climat ». Ce mot d’ordre résume sa volonté d’associer sécurité d’approvisionnement, maîtrise des coûts et neutralité carbone.
| Indicateur | Valeur / Information |
| Dénomination actuelle | NaTran |
| Ancienne dénomination | GRTgaz |
| Siège social | Bois-Colombes (92270) |
| Effectif global | Plus de 3 300 collaborateurs |
| Longueur des canalisations | Plus de 32 000 km |
| Couverture du réseau national | 85 % |
| Date de création | 2005 (changement de nom intervenu en janvier 2025) |
| Actionnaire de référence | Engie |
Les motifs de la mutation de GRTgaz vers NaTran
Une nouvelle identité visuelle pour accompagner la transformation
Le changement de dénomination s’est concrétisé en janvier 2025, coïncidant avec la deuxième décennie de l’entreprise. Cette évolution de marque dépasse la simple refonte graphique : elle symbolise un pivot stratégique profond.
Le logo inédit met en valeur une lettre « T » dynamique qui évoque des flux en mouvement. Selon Sandrine Meunier, directrice générale de NaTran, cette lettre « T » réaffirme le cœur de métier de l’entreprise : elle relie, irrigue et structure l’ensemble de l’architecture gaziere. Elle précise qu’il s’agit d’une signature qui rassemble à la fois des éléments technologiques et industriels.
Le choix du nom NaTran rassemble plusieurs notions : il associe les termes TRANsport, TRANsformation, préservation de la NATure et TRANsition énergétique. Ce choix délibéré permet de dépasser l’image purement technique de l’ancien sigle GRTgaz pour mettre en avant une entreprise tournée vers l’avenir, engagée dans la baisse des émissions et ouverte à de nouvelles énergies.
La signature institutionnelle « Le cœur de vos énergies » accompagne ce lancement, réaffirmant la position centrale de l’opérateur au sein du paysage énergétique français et continental.
Le cap stratégique NaTran 2030
Cette réorientation d’image s’appuie sur une feuille de route d’entreprise : la stratégie NaTran 2030. L’objectif fixé est clair : contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone de la filière gaz d’ici 2050 en adaptant l’outil industriel aux besoins de la transition.
Dans les faits, NaTran ambitionne de multiplier par cinq la part de gaz renouvelables circulant au sein de ses canalisations. L’entreprise s’engage à orienter plus d’un euro sur deux de ses investissements annuels vers des projets de transition énergétique, ce qui constitue une évolution notable pour un acteur historique du gaz fossile.
Parmi les chantiers phares figure le déploiement de plus de 1 000 km de tuyaux dédiés à la circulation de l’hydrogène et du CO₂ d’ici 2030. Ces réseaux dédiés sont indispensables pour décarboner l’industrie lourde et structurer une filière européenne de l’hydrogène bas-carbone. C’est dans ce cadre que le projet transfrontalier MosaHYc, reliant la France, l’Allemagne et le Luxembourg, doit être mis en service dès 2028.
Cette orientation résonne avec la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), qui fixe le cap à 44 TWh de biométhane réinjecté dans les réseaux d’ici 2030. NaTran s’impose ainsi comme un acteur central de la décarbonation en assurant l’acheminement du biométhane, de l’hydrogène et du CO₂ capté sur tout le territoire.
Actionnariat et modèle économique de NaTran
Répartition du capital entre Engie et la Caisse des Dépôts
Société anonyme, NaTran possède une structure d’actionnariat équilibrée entre un groupe industriel et des institutions financières publiques de long terme.
Engie est l’actionnaire de référence avec environ 61 % des parts sociales. Cette position d’actionnaire principal s’inscrit dans l’histoire de l’entreprise : Engie (anciennement GDF Suez) a fondé GRTgaz en 2005 afin de séparer les activités de transport de celles de fourniture, conformément à la réglementation européenne sur la libéralisation du marché de l’énergie.
Le second bloc d’actionnaires est formé par la Caisse des Dépôts, qui intervient par l’intermédiaire de la Société d’Infrastructures Gazières (SIG), une entité codétenue avec CNP Assurances. SIG possède environ 39 % du capital depuis 2021, après avoir monté sa participation de 11,5 % supplémentaires. Cet ancrage consolide le tour de table et confirme l’engagement des investisseurs publics au sein des réseaux stratégiques.
La direction générale de NaTran est assurée par Sandrine Meunier, qui pilote la conduite des transformations opérationnelles et la mise en œuvre du plan stratégique NaTran 2030 dédié aux gaz renouvelables et à la transition écologique.
Structure financière et régulation de l’activité
NaTran ne fait pas l’objet d’une cotation boursière directe en tant qu’entreprise autonome. Néanmoins, ses résultats économiques sont intégrés aux comptes consolidés de sa maison mère, le groupe Engie, coté sur plusieurs marchés financiers européens.
Le groupe Engie figure au sein d’indices boursiers majeurs tels que le CAC 40, le BEL20 ou l’Euronext 100, et ses actions s’échangent sur les places de Paris, Bruxelles et Luxembourg. Les investisseurs souhaitant placer des capitaux en lien avec les activités de NaTran peuvent le faire de façon indirecte par l’action Engie.
L’activité de NaTran est encadrée par un régime tarifaire strictement régulé. Les conditions financières d’accès aux réseaux de transport (tarifs ATRT) sont révisées tous les quatre ans par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE). La CRE fixe le niveau de recettes autorisées ainsi que les programmes d’investissements. Ce mécanisme apporte une visibilité financière et protège l’entreprise des chocs de marché.
Concrètement, NaTran tire ses revenus de l’exploitation, de l’entretien et de la modernisation de ses 32 000 km de tuyaux haute pression. Ces sommes sont répercutées sur la facture finale de gaz des consommateurs via l’ATRT, qui représente environ 5 % du prix global du gaz.
Pour les acteurs économiques, la maîtrise de cette composante régulée est importante pour prévoir les charges énergétiques et ajuster leur politique d’achat.
Le réseau de transport NaTran en France et à l’échelle européenne
L’organisation des infrastructures de transport de gaz
Le réseau de transport gazier en France s’articule autour de deux maillages complémentaires, conçus pour acheminer le gaz depuis ses points d’entrée continentaux jusqu’aux zones de consommation.
Le réseau principal est constitué de conduites à haute pression (dépassant 60 bars) de large diamètre. Cette armature relie les points d’interconnexion aux frontières (avec la Norvège, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Espagne), les quatre terminaux méthaniers situés sur le littoral métropolitain, ainsi que les quatorze infrastructures de stockage souterrain.
Ces installations assurent l’approvisionnement en gaz du pays et veillent au maintien des flux vers les centres de consommation.
Le réseau régional, également opéré par NaTran ainsi que Teréga, assure le relais en transportant l’énergie depuis le réseau principal vers les réseaux de distribution de proximité et vers les installations industrielles directement raccordées au transport. Cette organisation garantit l’irrigation des bassins de consommation et des usines consommant d’importants volumes.
Afin de compenser la baisse de pression liée au frottement du gaz contre les parois internes des conduites, des stations de compression sont implantées environ tous les 150 kilomètres le long du réseau principal. Ces équipements techniques réhaussent la pression du gaz (entre 65 et 95 bars) afin de maintenir sa vitesse de circulation à environ 30 km/h.
Des postes de sectionnement et de livraison réduisent ensuite la pression avant l’injection dans les réseaux de distribution.
À ce jour, NaTran exploite plus de 32 500 km de tuyaux haute pression sur l’ensemble du territoire français, gérant 85 % du réseau national. Cette infrastructure représente la structure centrale du marché gazier français et participe directement à la sécurité d’approvisionnement du pays.
La filiale NaTran Deutschland et les connexions européennes
L’ancrage européen de NaTran repose notamment sur NaTran Deutschland, sa filiale allemande qui co-exploite le réseau MEGAL outre-Rhin. Cette présence internationale positionne l’entreprise comme un acteur des réseaux énergétiques en Europe et renforce les capacités de transport transfrontalières.
Le maillage français est relié aux réseaux de six pays voisins, permettant des flux réversibles qui diversifient les sources d’importation et améliorent la résilience du système global.
Ces liaisons favorisent également l’intégration des marchés européens du gaz et permettent d’optimiser l’acheminement des volumes selon l’offre et la demande.
Parmi les projets d’interconnexion, BarMar illustre le positionnement européen de NaTran. Cette canalisation sous-marine de 400 kilomètres doit relier la ville de Barcelone au complexe industriel de Fos-sur-Mer, près de Marseille, avec une capacité d’acheminement de 2 millions de tonnes d’hydrogène par an.
Porté par un consortium associant Enagas (50 %), NaTran (33,3 %) et Teréga (16,7 %), ce projet s’insère dans le couloir européen H2med. Ce gazoduc sous-marin, dont l’ouverture est prévue au début des années 2030, constitue une brique de la stratégie européenne de décarbonation.
NaTran Deutschland participe également aux réflexions sur les réseaux hydrogène. Le réseau MEGAL pourrait à terme se connecter au futur réseau structurant allemand d’hydrogène (Kernnetz), dessinant ainsi un axe énergétique transfrontalier entre la France et l’Allemagne.
Ces projets d’infrastructures font l’objet de concertations publiques sous la supervision de la Commission nationale du débat public (CNDP) afin d’assurer l’information et l’acceptation locale de ces chantiers.
Les implantations de NaTran : du siège francilien aux ancrages régionaux
Le siège administratif de Bois-Colombes
Le siège de NaTran se situe au 6 rue Raoul Nordling à Bois-Colombes (92270), dans les Hauts-de-Seine. Ce site regroupe la direction générale et les directions centrales : finances, ressources humaines, communication, affaires juridiques et gestion nationale du réseau.
C’est depuis cet établissement que Sandrine Meunier, directrice générale, pilote les orientations stratégiques et déploie le plan NaTran 2030. Le siège sert d’interface entre les directions régionales d’exploitation et les autorités de tutelle comme la CRE.
Outre les équipes de gestion administrative, le site de Bois-Colombes rassemble les départements chargés des études prospectives, des projets d’innovation et du développement des nouvelles filières énergétiques (biométhane, hydrogène et CO₂).
L’ancrage à Lyon et dans le Sud-Est
Le bassin lyonnais représente un pôle d’activité pour NaTran. L’entreprise y possède un établissement secondaire localisé au 10 rue Pierre Semard à Lyon (69007), qui supervise les opérations sur le quart Sud-Est. Cette implantation gère l’entretien du réseau régional, l’exploitation technique et le raccordement des usines.
Le Sud-Est joue un rôle stratégique dans la logistique gazières nationale, en raison notamment de la présence du terminal méthanier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Exploitée par Elengy, cette infrastructure est un point d’injection majeur pour le gaz naturel liquéfié acheminé par voie maritime en Méditerranée.
Situé dans la zone portuaire de Marseille-Fos, ce terminal réinjecte directement le gaz dans le réseau de transport haute pression de NaTran.
Le site de Lyon pilote par ailleurs l’intégration des projets de biométhane en Auvergne-Rhône-Alpes et veille à l’approvisionnement des zones de consommation du Sud-Est.
La présence en Normandie et dans le Nord
NaTran est implanté en Normandie, où la société compte sept sites d’exploitation et emploie une centaine de personnes. Forte d’un réseau de 2 143 km de canalisations sur le sol normand, la structure y a consacré 30 millions d’euros d’investissements en 2026, ciblant l’adaptation des installations et la filière du biométhane.
La région Normandie absorbe près de 10 % de la consommation nationale de gaz, sous l’impulsion de son tissu industriel (raffinage, pétrochimie, chimie). Les installations normandes jouent un rôle stratégique, notamment autour des zones portuaires et industrielles du Havre.
Dans la région Nord, NaTran gère des infrastructures stratégiques pour la sécurité d’approvisionnement européenne. Cette zone concentre des points d’interconnexion majeurs avec la Belgique et le réseau nord-européen, permettant des échanges de gaz transfrontaliers.
L’entreprise y développe également des réseaux de transport de CO₂ couvrant les Hauts-de-France, le Grand Est, la Normandie et l’Île-de-France, dont l’objectif est de relier les usines émettrices au Grand Port Maritime de Dunkerque.
Projets industriels, recherche et innovation chez NaTran
Les grands chantiers d’infrastructure
NaTran consacre des ressources financières et techniques pour transformer ses réseaux et accompagner la transition industrielle en Europe. Le projet BarMar illustre ces investissements : cette conduite sous-marine de 400 kilomètres reliera Barcelone à Fos-sur-Mer d’ici le début de la décennie 2030, avec une capacité d’acheminement de 2 millions de tonnes d’hydrogène par an.
La répartition du capital de la société BarMar réunit des acteurs espagnols (EIH-Enagas à 50 %) et français (NaTran à 33,3 % et Teréga à 16,7 %), pour une enveloppe globale évaluée à 2,1 milliards d’euros.
Dans le prolongement de BarMar, le projet Hy-Fen prévoit la construction d’un axe de transport d’hydrogène reliant le sud de la France à la frontière allemande sur environ 850 kilomètres de canalisations à travers cinq régions. Cette dorsale vise à décarboner les bassins industriels et à fournir de l’énergie pour la mobilité lourde.
Une consultation auprès des acteurs du marché lancée en 2023 a recueilli 170 manifestations d’intérêt, confirmant les besoins du secteur.
NaTran travaille aussi sur la logistique du CO₂ capté. L’étude menée à l’échelle inter-régionale (Hauts-de-France, Grand Est, Normandie et Île-de-France) a mis en évidence un besoin de transport de 16,7 millions de tonnes de CO₂ par an, ce qui représente 27 % des émissions industrielles manufacturières françaises.
Ces réseaux souterrains achemineront le dioxyde de carbone vers des sites de valorisation industrielle ou vers le port de Dunkerque, en vue de son expédition vers des zones de stockage géologique en mer du Nord.
Ces chantiers s’inscrivent dans le programme NaTran 2030, qui prévoit d’allouer plus de la moitié des investissements à la transition énergétique et de construire plus de 1 000 kilomètres de canalisations dédiées à l’hydrogène et au CO₂.
NaTran R&I : le pôle recherche et développement
Fondé en 2018, NaTran R&I (anciennement nommé RICE) constitue le centre de recherche et d’innovation de l’entreprise. Il regroupe des bancs d’essais techniques et collabore avec des partenaires R&D à l’échelle européenne et internationale.
Son rôle consiste à concevoir des solutions technologiques pour adapter les conduites gazières et faciliter l’injection des gaz renouvelables dans le réseau.
Les travaux portent sur différentes technologies de rupture. Le Power-to-Gas permet de transformer l’électricité renouvelable excédentaire en hydrogène par électrolyse, puis d’obtenir du méthane de synthèse réinjectable dans le réseau existant. Ce procédé participe à la flexibilité du système électrique et à la décarbonation des usagers du gaz.
NaTran R&I étudie également la gazéification hydrothermale et la pyrogazéification, deux méthodes de production de gaz vert fondées sur la valorisation de la biomasse et des déchets solides ou liquides. Ces filières viennent compléter la méthanisation agricole et municipale classique.
La mobilité propre fait l’objet de travaux spécifiques, avec le développement de systèmes de comptage de l’hydrogène et du biométhane. La plateforme SmHYre, située à Alfortville, représente un investissement d’un million d’euros soutenu par BPI France et la Région Île-de-France.
Ce laboratoire participe à deux projets de recherche européens (THOTH2 et H2FlowTrace) afin de formaliser les standards de traçabilité de l’hydrogène en Europe.
Ces programmes de R&D reçoivent des financements publics, institutionnels et privés pour accompagner la feuille de route de NaTran vers la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Emploi, recrutement et alternance chez NaTran
Métiers et profils recherchés
NaTran rassemble plus de 3 300 personnes en France, occupées dans des fonctions liées à la gestion et à la modernisation des réseaux d’infrastructure.
Les opportunités se répartissent au sein de plusieurs grandes filières professionnelles. L’ingénierie et la conception technique regroupent des profils chargés de faire évoluer les réseaux face aux exigences environnementales.
Les directions d’exploitation et de maintenance emploient des techniciens de terrain ainsi que des ingénieurs spécialisés en automatismes, en mécanique des fluides, en compression et en supervision des canalisations.
Le pôle de R&D NaTran R&I recrute des ingénieurs de recherche et des spécialistes de la donnée axés sur les projets de Power-to-Gas, le transport d’hydrogène ou de CO₂ et l’intégration des gaz verts. Les métiers supports (achats, logistique, juridique, RH, finances) assurent le fonctionnement opérationnel et la gestion administrative.
Chaque année, l’entreprise réalise plus de 300 recrutements pour soutenir la mise en œuvre de sa trajectoire NaTran 2030.
Candidatures et politique d’alternance
NaTran mène une politique active d’insertion des jeunes diplômés. La société accueille environ 200 alternants par an, préparant des diplômes du BTS au Master dans des spécialités variées : ingénierie, maintenance industrielle, achats, développement commercial ou gestion.
L’alternance est privilégiée pour former les équipes aux spécificités techniques du transport gazier et préparer les besoins futurs en compétences. Les jeunes en formation bénéficient d’un encadrement par des tuteurs au quotidien.
Les offres de postes, de stages et de contrats d’alternance sont centralisées sur le site carrières natrangroupe.com. La plateforme de recrutement natran-recrute.talent-soft.com permet également de consulter les annonces disponibles et de postuler en ligne.
L’entreprise publie aussi ses offres et ses actualités de recrutement sur sa page LinkedIn.
Pour les démarches administratives ou les candidatures spontanées, le siège social de l’entreprise est situé à Bois-Colombes (92270), dans les Hauts-de-Seine.
Quelles sont les différences entre NaTran et GRDF ?
Il arrive que NaTran (ex-GRTgaz) et GRDF soient confondus par les consommateurs. Bien qu’étant toutes deux des filiales du groupe Engie, ces deux sociétés occupent des fonctions distinctes et complémentaires au sein de la chaîne gazière française.
NaTran assure le transport du gaz naturel sous haute pression sur de longues distances. La société achemine les molécules depuis leurs points d’entrée sur le territoire (terminaux méthaniers, interconnexions aux frontières) jusqu’aux portes des agglomérations et des grandes zones d’activité. Il s’agit des axes principaux du réseau, caractérisés par des conduites d’une pression supérieure à 60 bars, qui s’étendent sur plus de 32 000 km.
Sa mission est de fournir le gaz aux réseaux de distribution locale ainsi qu’aux usines directement raccordées à son réseau.
GRDF gère le réseau de distribution finale. Son rôle est de livrer le gaz jusqu’au consommateur final, en utilisant des conduites à moyenne et basse pression. Avec plus de 200 000 km de réseaux locaux, GRDF dessert 11 millions de clients (particuliers, entreprises, tertiaire, collectivités) répartis sur le territoire. C’est le réseau capillaire qui raccorde les compteurs d’énergie.
| Critère de différenciation | NaTran | GRDF |
| Rôle principal | Transport longue distance | Distribution capillaire locale |
| Échelle du réseau | Réseau principal et régional | Réseau de distribution finale |
| Niveau de pression | Haute pression (> 60 bars) | Moyenne et basse pression |
| Périmètre géographique | Maille nationale et interconnexions européennes | Maille communale (environ 9 500 communes) |
| Clientèle cible | Distributeurs, grands industriels, sites de stockage | Particuliers, professionnels, tertiaire, collectivités |
| Maison mère | Groupe Engie | Groupe Engie |
En résumé : NaTran assure le grand transport sur les axes principaux, tandis que GRDF gère la distribution fine de proximité. Ces deux gestionnaires sont placés sous la tutelle de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), qui définit le montant des tarifs d’accès à leurs infrastructures respectives (l’ATRT pour le transport et l’ATRD pour la distribution).
Comprendre cette distinction est essentiel pour mieux maîtriser vos dépenses énergétiques et vous adresser aux interlocuteurs adaptés à vos besoins.


